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La protection animale reste une des préoccupations majeures de la société française 

C’est ce que révèle la quatrième vague du baromètre annuel « Les Français et le bien-être animal », mené par la Fondation 30 Millions d’Amis et l’Ifop. 
Texte : Eloïse Romanne
Publié le 29 janvier 2021
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C’est ce que révèle la quatrième vague du baromètre annuel « Les Français et le bien-être animal », mené par la Fondation 30 Millions d’Amis et l’Ifop. 

Publiés le 25 janvier 2021, les résultats du baromètre sur les attentes de la population française en matière de bien-être animal montrent qu’entre la société et les politiques, les relations ne sont pas au beau fixe. 

En effet, alors que nos préoccupations sur le sujet augmentent, les actions du gouvernement et des instances de décision restent bien en-dessous des attentes citoyennes.

Les politiques ne défendent pas assez les animaux

Plus de deux tiers des personnes interrogées (69%) estiment que les politiques ne défendent pas suffisamment les animaux. Les actions encourageantes prises ces derniers temps (fin de la  castration des porcelets et du broyage des poussins, mesures pour lutter contre l’abandon des animaux de compagnie, interdiction de la captivité des animaux sauvages dans les cirques itinérants, fin des delphinariums, fermeture des élevages de visons pour leur fourrure…) n’auront pas permis de redorer complètement leur blason.

Le gouvernement n’est pas seul à être incriminé : les instances judiciaires (juges, tribunaux) et législatives sont également pointées du doigt.

La population en faveur de l’interdiction des sources de souffrance animale

La grande majorité des individus sondés se déclare favorable à l’interdiction de toute expérimentation animale (89%), de l’élevage intensif (85%), de la chasse à courre (77%), des corridas (75%) et de la présence d’animaux sauvages dans les cirques (72%). Ce qui fédère le plus reste l’opposition au commerce de la fourrure (90%).

En revanche, d’autres propositions remportent une adhésion plus timide : l’interdiction des delphinariums ne rassemble que 66% des gens, la vente d’animaux de compagnie par petites annonces 64%, celle en animalerie 61% et la stérilisation obligatoire des animaux de compagnie 57%. 

Un permis de détention pour lutter contre l’abandon ?

L’abandon des animaux de compagnie reste un sujet qui mobilise de nombreuses personnes. C’est pourquoi elles sont 84% à estimer qu’il serait utile de mettre en place un permis de détention d’animaux de compagnie. La mesure n’est pas envisagée dans la proposition de loi sur le bien-être animal, mais l’idée fait son chemin. 

Et côté élevage… 

La France est loin d’être la championne du véganisme, mais la population est sensibilisée par les vidéos d’alerte des associations. Les conditions d’abattage, notamment, sont rejetées en bloc : 84% des personnes répondantes estiment que la pratique consistant à abattre des animaux en pleine conscience est inacceptable, quelles que soient les circonstances. Alors que l’on dit les jeunes générations plus sensibles et engagées que les précédentes, ce sont plutôt les seniors qui se mobilisent sur le sujet : chez les plus de 65 ans, 67% se disent tout à fait d’accord avec cette proposition. Une proportion qui baisse à 39% chez les moins de 25 ans. 

 

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